Après avoir clarifié le statut des œufs dans un article précédent, il est logique de se pencher sur la place des volailles dans ce mode de vie ancestral, mais constamment actualisé.
La place des volailles dans l’alimentation méditerranéenne

Historiquement et actuellement, le poulet et les autres volailles (dinde, pintade) occupent une place de choix dans la pyramide alimentaire méditerranéenne, se situant juste au-dessus du poisson, mais bien en dessous des fruits, légumes et légumineuses.
1. Le statut de la volaille : Protéine de transition
La volaille est considérée comme une « viande maigre » et sert de principale alternative à la viande rouge.
- Faible en Graisses Saturées : Par rapport au bœuf, à l’agneau ou au porc, la volaille (surtout sans la peau) est nettement moins grasse et surtout, contient moins de graisses saturées, qui sont les graisses que l’on cherche à limiter pour la santé cardiovasculaire.
- Excellente Source de Protéines : Elle fournit des protéines complètes, ainsi que des nutriments essentiels comme le fer (moins que la viande rouge, mais présent) et les vitamines B (notamment B3 et B6).
2. Recommandation traditionnelle et actuelle
Dans les modèles méditerranéens classiques (basés sur les pratiques des années 1960), la viande était une denrée rare et donc très peu consommée. Cependant, la volaille était toujours privilégiée par rapport à la viande rouge.
| Aliment | Fréquence Traditionnelle | Recommandation actualisée (2025) |
| Volaille (Poulet, Dinde) | Quelques fois par mois | 1 à 3 fois par semaine |
| Viande Rouge (Bœuf, Agneau) | 1 à 2 fois par mois (ou moins) | Maintenue à 1 à 2 fois par mois (max). |
3. Les quantités conseillées pour la volaille
Si vous optez pour une portion de volaille, voici la quantité idéale :
- Portion : 100 à 120 grammes par repas.
- Conseil de Préparation : Toujours retirer la peau (qui concentre la majorité des graisses saturées) et privilégier les modes de cuisson sains (grillé, rôti, mijoté dans des légumes) à l’huile d’olive, plutôt que les fritures.
L’Évolution : Pourquoi la volaille n’est pas la « Reine
Bien que la volaille soit saine, il est crucial de comprendre pourquoi le régime méditerranéen ne la place pas au sommet de ses protéines, contrairement à d’autres régimes (comme certains régimes hyperprotéinés).
A. Priorité au poisson et aux légumineuses
Le régime méditerranéen donne la priorité absolue :
- Au poisson (2-3 fois/semaine) : Pour les oméga-3 essentiels que la volaille ne fournit pas, et qui sont cruciaux pour l’anti-inflammation et la santé cérébrale.
- Aux légumineuses (2 fois/semaine minimum) : Pour les fibres, le faible coût et leur pouvoir rassasiant.
La volaille agit donc comme un excellent complément ou substitut, assurant la diversité des apports protéiques sans les inconvénients de la viande rouge.
B. Attention à la qualité
Dans le contexte actuel, la qualité de la volaille est primordiale pour maximiser les bénéfices du régime méditerranéen :
- Privilégier le Bio ou élevage en plein air : Ces volailles ont généralement un meilleur profil nutritionnel, et leur alimentation (souvent plus naturelle) peut légèrement améliorer la qualité de leurs graisses.
- Éviter les produits transformés : Saucisses de volaille, nuggets ou autres préparations industrielles ne font absolument pas partie du régime méditerranéen, car elles contiennent beaucoup de sel, d’additifs et de graisses cachées.
En conclusion pour le poulet et la volaille
Ils sont un pilier acceptable et sain pour les repas hebdomadaires.
La recommandation est de ne pas dépasser 3 portions par semaine (100-120g chacune), en s’assurant que ces portions sont largement compensées par la consommation de poisson et de légumineuses.
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Christine Becker (Hémassens Relaxologie)
