Il y a des phrases qui semblent simples à lire et immensément difficiles à vivre. « Laisser venir à soi ce qui vient et laisser partir ce qui s’en va » en fait partie.
Sur le papier, c’est une invitation à la fluidité, presque une évidence. Dans le corps, dans le cœur, au milieu d’une nuit d’insomnie ou d’un couloir d’hôpital, c’est souvent tout l’inverse que l’on ressent : l’envie de retenir, de comprendre, de contrôler, de faire revenir ce qui a disparu ou de repousser ce qui s’annonce.
Et si, plutôt que de forcer cette phrase à devenir une injonction de plus, « il faudrait que j’accepte », « je devrais lâcher prise », on la regardait simplement comme un chemin. Un chemin qu’on ne parcourt jamais une fois pour toutes, mais qu’on retraverse à chaque étape importante de la vie.
Quand le corps impose sa loi

La maladie, qu’elle soit passagère ou qu’elle s’installe dans la durée, vient souvent bousculer une certitude tenace : celle de maîtriser son corps, son emploi du temps, son avenir proche. On avait des projets, un rythme, une image de soi en pleine forme, et voilà qu’il faut ralentir, annuler, réapprendre à écouter des signaux qu’on avait pris l’habitude d’ignorer.
Beaucoup de personnes vivent cette période comme un échec personnel, une faille dans leur volonté. Pourtant, ce que le corps demande dans ces moments-là, ce n’est pas de la performance. C’est de l’attention. Laisser venir à soi la fatigue, la lenteur, les émotions qui remontent, sans les combattre immédiatement, c’est déjà un premier geste de soin. Ce n’est pas de la résignation. C’est reconnaître que le corps parle avant que l’esprit ne comprenne, et que l’accueillir est souvent le premier pas vers l’apaisement, parfois même vers la guérison.
Quand un lien s’éteint

Le deuil est sans doute l’expérience la plus radicale de ce que signifie « laisser partir ». On ne choisit pas le moment. On ne choisit pas non plus la manière dont la tristesse, la colère, ou même le soulagement, car cela existe aussi, vont se manifester.
Ce qui rend le deuil si douloureux, ce n’est pas seulement l’absence en elle-même, c’est souvent la lutte intérieure contre cette absence : vouloir que les choses soient comme avant, chercher à combler le vide à tout prix, ou au contraire se sentir coupable de continuer à vivre.
Laisser venir le chagrin sans le juger, accepter qu’il revienne par vagues, parfois longtemps après qu’on le croyait apaisé, c’est là que se niche une forme de paix possible. Non pas l’oubli, mais l’intégration.
Le lien ne disparaît pas : il se transforme. Et cette transformation a besoin de temps, d’espace, et souvent d’un accompagnement bienveillant pour ne pas s’enkyster dans le silence.
Quand une histoire se termine

La rupture amoureuse touche à quelque chose de très proche : l’identité que l’on avait construite à deux, les habitudes, les projets communs, parfois même l’image que l’on avait de soi à travers le regard de l’autre. Quand cette histoire s’arrête, une partie de nous continue d’espérer un retour en arrière, une réparation, une explication qui rendrait tout supportable.
Mais s’accrocher à ce qui s’en va prolonge souvent la souffrance plus que la situation elle-même.
Ce n’est pas la rupture qui fait le plus mal, c’est la résistance à la rupture. Apprendre à laisser partir ne veut pas dire nier ce qui a été vécu, ni faire comme si cela n’avait pas compté. Cela veut dire honorer ce qui a existé, tout en acceptant que le chapitre soit clos, pour pouvoir, un jour, en ouvrir un autre avec un cœur plus disponible.
Un principe, pas une performance

Ce que ces trois situations ont en commun, c’est qu’elles nous confrontent à une même vérité : la vie ne se laisse pas contrôler entièrement. Elle a son propre mouvement, ses propres marées. Ce que nous pouvons choisir, en revanche, c’est notre posture face à ce mouvement.
Laisser venir à soi ce qui vient, ce n’est pas subir passivement. C’est accueillir avec lucidité, sans se laisser submerger, sans nier non plus. Laisser partir ce qui s’en va, ce n’est pas abandonner ou renoncer. C’est reconnaître qu’une chose a fait son chemin en nous, et qu’il est temps de la laisser continuer le sien, ailleurs.
Ce travail-là n’est ni linéaire, ni facile, ni instantané. Il se fait par petites touches, avec des retours en arrière, des jours meilleurs et d’autres plus lourds. Et il n’a pas besoin d’être fait seul.
Se faire accompagner sur ce chemin
Si ces mots résonnent en vous, si vous traversez actuellement une épreuve de santé, un deuil, une séparation, ou plus simplement une période de vie où tout semble bousculé, sachez que vous n’avez pas à trouver seul·e la force de « lâcher prise ».
Chez Hémassens Relaxologie, à Fameck, j’accompagne les personnes qui traversent ces moments de transition à travers le massage, la relaxation, le coaching de vie et l’hypnothérapie. Ensemble, nous pouvons créer l’espace nécessaire pour accueillir ce qui doit être accueilli, et libérer, en douceur, ce qui demande à partir.
Envie d’en parler ou de prendre rendez-vous ? Contactez-moi via hemassensrelaxologie.fr, ou au 06 65 56 84 08, je serai heureuse de vous accompagner sur ce chemin, à votre rythme.

